A la découverte de la France – Isère – Jour 1 – Bienvenue à Sappey en Chartreuse

J’avoue se lever à 4h30 du mat’ pour partir en vacances ça pique un peu beaucoup… Surtout quand on passe la nuit à rêver qu’on rate son réveil… Non c’est pas vrai je ne suis pas du tout une nana stressée…

Plus de peur que de mal vu que je pars de chez moi suffisamment tôt pour croiser les fêtards ne s’étant pas encore couché. A l’image de ce groupe bien bruyant (faut dire que dans les rues désertes un rien paraît sonore) avançant tranquillement vers leur voiture. Une voix féminine les interpelle entre deux gloussements. Chaussures à talons aiguilles de 20 cm, robe ressemblant plus à un débardeur taille enfant, pas étonnant qu’elles connaissent quelques difficultés à se mouvoir aussi rapidement que le reste du groupe. Heureusement qu’elle mentionne le mot « mariage », ce qui me permet de lever le voile sur leurs activités nocturnes, car pendant un bref instant j’ai cru qu’un réseau de péripatéticienne avait établi ses locaux dans mon quartier…

Ce qui est très drôle, c’est de voir ces femmes, ultra lookées en mode bombasse, arriver sur le quai de la gare et troquer les talons contre des tongs roses fluos dôtées d’une sublime moumoute. Y’a pas à dire le sens de la mode, c’est inné pour certaine. Et si je vous confie qu’elles sont descendues à Bourg-la-Reine vous suivez le reste de mes pensées et comprenez le petit sourire qui s’est affiché sur mon visage ?

Pas étonnant que le « tube de l’été » ne quitte pas mon cerveau encore légèrement endormi : « Chaud, chaud, cho-chocolat… ». Vous noterez aussi l’ingéniosité des paroles pour créer un rythme entêtant tout en mettant en valeur la richesse de la langue française…

Enfin la chose positive est de constater que le voyage a toujours cet effet vivifiant sur mon inspiration et mon envie de prendre la plume.

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Après le RER, c’est dans le TGV que je me glisse. Vu que pour ce voyage, je n’avais que l’aller à gérer, je me suis autorisée la 1ère classe. 2€ de plus que la seconde, il n’y avait pas de quoi hésiter. Sur le quai, un soixantenaire demande au gentil monsieur de la SNCF où se trouve la voiture 8. Pour vous permettre de visualiser, nous sommes situé voiture 2 pour cette scène. Sur ce l’agent SNCF lui répond le plus sérieusement du monde, il faut avancer et monter dans la voiture 8. Au taquet pour aider les usagers, il n’y a pas à dire !

Paisiblement installé, mon futur voisin, un cinquantenaire bedonnant décide de troquer sa place pour s’installer derrière avec son collègue. Résultat, c’est un jeunot de 20 ans qui prend place à mes côtés. Rien à se mettre sous la dent, c’est pas plus mal, je vais pouvoir prolonger un peu ma nuit…

Une seconde « nuit » brève et quelque peu agitée, vu que j’ai manqué à plusieurs reprises : a- De me déboîter la nuque.
b- De m’assommer contre le siège de devant.

Bref, j’étais comme ces dormeurs du RER dont la tête part en avant par à coup quand ils s’assoupissent sans vraiment s’en rendre compte et se redresse immédiatement pour maintenir une certaine constance. Charmant spectacle que j’ai offert à mon jeune voisin toujours collé à son smartphone.

Observant les paysages verdoyant, j’ai pu par la même occasion faire une petite étude sociologique qui est le « jeune de 20 ans en 2017 » :

Le jeune de 20 ans ne voyage qu’avec un sac à dos Quicksilver rempli de choses indispensables comme un sachet de caramel (pour le côté enfant) et un exemplaire du Courrier Internationale (pour le côté jeune adulte responsable s’intéressant au monde qui l’entoure). Cela aurait pu être presque impressionnant s’il n’en avait pas dévoré les pages en un temps record. Faut dire que se contenter de lire le titre et le chapô de chaque article permet de gagner en rapidité. Sans oublier, de temps à autre, la petite mou réprobatrice ou le sourire entendu en réaction audit texte. Tout ça pour retourner au plus vite à sa partie de Clash of Titans sur son téléphone. Le jeune est un spécimen fascinant… ou pas…

Retrouvailles avec ma petite Marie au sublime dépose-minute d’Annecy. Direction l’Isère

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et non la Savoie comme je l’avais bêtement présumé au vu de ma gare d’arrivée. Une petite heure de route et 3 péages nous séparent de notre « domicile » pour les prochains jours. Le propriétaire du « Wallis » qui sera notre voisin du dessous est très accueillant et nous conseille quelques randos à faire. L’une d’entre elles sans dénivelé nous tente assez pour débuter en douceur.

Après un déjeuner léger et une petite sieste, on se lance à la découverte de la région. Devant les panneaux, impossible de savoir quel parcours suivre pour la fameuse rando « spéciale débutant ». Résultat, on tente un peu au pif avec le nom faisant le plus écho en nous.

Verdict 4h30 de marche aller-retour, plus de 400 m de dénivelés, des chemins escarpés et peu balisés. Une véritable rando de montagne comme on les aime, mais loin d’être reposante. T-shirt trempé, la moitié de la forêt dans nos chaussures et des kilomètres supplémentaires au compteur pour cause de lunettes oubliées sur un promontoire suite à une pause photo de l’extrême…

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Sans oublier le magnifique spectacle arrivé au Fort St Eynard avec le vol d’un planeur juste au dessus de nos têtes. Un silence quasi religieux, un paysage grisant et ce planeur d’un blanc immaculé ressortant dans ce ciel d’un bleu intense. Magique. Poétique. Envoûtant. Et surtout, une grosse envie de voler un jour moi aussi…

Ce séjour débute sur une bonne dynamique. Pour se récompenser de nos efforts, on se cuisine une salade de pâte sans oublier l’apéro à base de vin et de fromage.

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