A la découverte de la France – Isère – Jour 2

Ecouter la pluie tomber abondamment sur le toit en étant bien au chaud sous ma couette et en me réjouissant des quelques heures supplémentaires que j’ai à dormir.

Malheureusement, l’effet tisane se fait entêtant. Je suis contrainte et forcée de me lever pour descendre aux toilettes répondre à l’appel de la nature. Avouez que vous adorez connaître les détails croustillants (ou pas) de mon séjour ? Non ? Sérieusement ?… Je ne comprends pas…

Matinée plutôt tranquille. Entre deux averses, on se décide à visiter le bourg de Sappey.

Note pour vos futures vacances en Isère : ici le lundi, c’est mort. Les commerçants prolongent le week-end et les rares censés travaillés aménagent leurs horaires à leur guise.

La pluie ne nous lâchant que par courte période, nous décidons de troquer la randonnée contre des visites culturelles.

Direction le Château du Touvet, en mode freestyle. Au point qu’on ne vérifie pas les horaires d’ouvertures et qu’on se retrouve à la grille. Après un bref arrêt pour trouver un plan C, on se dirige vers le Funiculaire de St Hilaire.

SAMSUNG CSC

On se retrouve avec trois autres personnes pour faire cette ascension mécanique sous la pluie. La météo donne un côté un peu inquiétant qui n’est pas pour me déplaire pour les photos. J’en fais même une qui me rappelle Harry Potter et l’attaque du Poudlard Express par les Détraqueurs. On termine littéralement la tête dans les nuages.

Le moment épique de notre journée reste la pause déjeuner ou comment clôturer dignement cette « matinée de la loose ». Véritable apothéose dans le genre, on se réfugie dans un petit café proposant des paninis. Le fait que l’un d’entre eux soit au « jambon suppérieur » aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Sans oublier la communauté de cruciverbistes que constitue la faune locale.

On décide de faire fi de nos « craintes » et on commande un panini reblochon-jambon. Acte de folie supplémentaire de notre part. Le panini met près de 30 minutes à arriver sur notre table. Le temps d’imaginer de multiples scénarii :
a – Ils sont en train de tuer le cochon
b- Ils sont en train de traire la vache pour faire le reblochon
c- Ils sont en train de pétrir le pain pour du fait maison

Malheureusement, en admirant la tête du panini dans notre assiette, on doit se résoudre au fait que c’est l’option d qui a été choisie :
d- Il fallait le décongeler avant de le réchauffer.

Enfer et damnation ! Sacrilège ! Bref, on tente de ne pas s’étouffer (ce qui n’est pas

SAMSUNG CSCévident pour moi, vu qu’une grosse miette se coince au fond de ma gorge et décide de faire obstruction) avec ce « met si délicat » qui représente la gastronomie de St Hilaire.

 

Le bouquet final : Une scène digne d’un film de série z, voir de film d’horreur (vous savez le calme, juste avant le massacre des touristes par les locaux adeptes du cannibalisme). On assiste à un débat de haut vol ayant pour sujet : Quel est le masculin de marmotte ? Après une démonstration « des plus logiques » de l’un de nos cruciverbistes « professionnels » le consensus se fait autour du « marmot ». Donc une marmotte et un marmot.

Et là, il nous faut réprimer un fou rire nerveux en quittant enfin les lieux sous le regard incompréhensif de la « cuisinière » qui trouve que notre passage parmi eux a été rapide.

SAMSUNG CSCBien décidée à ne pas poursuivre notre journée dans la même lignée, nous partons noyer notre « désespoir » au coeur de la distillerie de Voiron. Visite des caves et petite dégustations de « l’élixir de longue vie » des Chartreux ainsi que de l’une de célèbres liqueur de Chartreuse. On enchaîne avec le Musée de la Grande Chartreuse pour en apprendre plus sur ces fameux moines qui collaborent quotidiennement à maintenir un certain taux d’alcool dans le sang des isérois (et pas que…). La visite est surprenante et aurait gagné à ce que l’on arrive plus tôt pour prendre vraiment notre temps. On apprend énormément de choses sur ces moines et leur quotidien.

Pause petite annonce pour les étudiants en recherche d’un job saisonnier : Si vous sortez d’une école de commerce, sachez que la distillerie : « Want You ! ». Sérieux, tous les employés (bars, vente, guide…) semblent sortir d’HEC ou Polytechnique.

Trêve de plaisanterie, il est temps de faire le bilan de cette journée entre deux eaux. Après une matinée épique, celle-ci aura permis de remettre les compteurs à zéro entre Marie et moi. Après lui avoir fait subir 3h de « torture » en assistant il y a 2 ans au gala de danse d’une connaissance commune, elle avait un bon pour un « moment de loose extrême ». Le coup du panini lui a permis d’utiliser cette « carte ».

A défaut d’avoir crapahuté dans la nature, nous aurons fait travailler nos neurones et nos zygomatiques. C’est pas mal aussi pour une journée de vacances…

Funiculaire de St Hilaire : 16.90€ aller/retour

La distillerie de Voiron : Visite guidée des caves (+ dégustation) gratuite
Attention, la distillerie ferme ses portes en août pour déménager.

Musée de la Grand Chartreuse : 8.5€ (audioguide inclus)
Prévoir au moins 1h30 de visite

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