Arrêter la pilule, un sujet de moins en moins tabou…

Le sujet reste encore discret et pourtant il devient de plus en plus omniprésent dans les conversations entre femmes.

La pilule.

Ce moyen de contraception révolutionnaire, au moment de sa mise sur le marché, a changé la sexualité des femmes. Enfin, c’est ce que l’on nous a toujours dit. Une femme sous pilule est une femme libre de vivre sa sexualité comme elle l’entend. Une femme qui ne risque pas de tomber enceinte à tout va. Une femme qui a le contrôle de son corps…

Et si en réalité, c’était tout le contraire.

Car, finalement, au moment où la pilule a été mise en vente, quel recul avait la communauté scientifique pour assurer aux femmes que c’était vraiment le moyen de contraception idéal.

Quand on constate aujourd’hui, le nombre de scandales qui émerge autour de la pilule (pilule de 3ème et 4ème génération retirée de la vente, effets secondaires impressionnants et dont la liste ne cesse de s’allonger…) ne cesse d’augmenter même si la presse a naturellement d’autres chats à fouetter. A moins de s’intéresser à la question, on reste dans un flou artistique. Ce qui n’empêche pas les femmes de la remettre en question et de favoriser d’autres moyens comme le DIU, l’anneau ou encore l’implant…

téléchargementC’est pour cela que le livre de Sabrina Debusquat m’a tout de suite attirée. J’arrête la pilule dresse un portrait sans concession de ce moyen de contraception et des autres aussi.

Je rejoins l’auteur sur un point. Comment aujourd’hui, alors que l’on cherche à être plus respectueux de notre corps, qu’on est soucieux de tout ce que l’on ingère et des effets que cela peut avoir sur nous, continuons-nous à avaler bêtement cette petite pilule sans broncher ?

Le diktat de la société et des médecins est encore important. Les gens nous regardent avec des yeux ronds et nous prennent pour des inconscientes et des irresponsables lorsque l’on décide de l’arrêter. Pourtant, on décide seulement de respecter notre corps et de laisser la nature suivre son cours. Avant que la pilule n’existe, le taux de grossesse non souhaitée n’était pas si important que cela. Les femmes étaient probablement même plus responsables car elles connaissaient les risques d’un rapport sexuel. Alors qu’aujourd’hui, avec la pilule, on prend ça par dessus la jambe.

Je me vois encore face à certaines ados me disant qu’entre la capote et la pilule prise de plus en plus tôt c’était le bonheur car elle pouvait enchaîner les partenaires sans inquiétude. Elles ne risquaient rien. Pourtant, c’est ce genre d’attitude qui a favorisé le développement des MST, de la pilule du lendemain ou des mères-enfants…

Sans compter l’impact de l’ingestion d’hormones qui viennent perturber notre corps. Je prends la pilule depuis que j’ai 15 ans. Soit 20 ans que chaque soir je dois penser à prendre mon cachet. 20 ans que je fais subir à mon corps un dérèglement hormonal. Je m’estime heureuse, ma pilule fait partie de la 2ème génération et n’est donc pas la plus dangereuse. Cela n’empêche pas mon organisme d’être chamboulé par tout cela. J’en suis à un stade où je ne sais même pas si je suis fertile, vu que je n’ai jamais dû faire attention à ma période d’ovulation. Je serai même incapable de savoir comment fonctionne mon cycle naturel.

704171563J’ai arrêté la pilule pendant 1 an. J’étais célibataire à l’époque et je ne voyais plus la nécessité de la prendre. Surtout que l’une de mes soeurs avaient appris que la prise de la pilule, pour elle, avait caché un problème d’ovulation qui lui a fortement compliqué la vie. Elle est l’un des exemples que la pilule peut faire plus de mal que de bien.

Malgré cela, je suis passée en mode automatique quand un nouvel homme est entrée dans ma vie. De la vieille école, pour lui il était hors de question d’utiliser une capote. Tests faits pour assurer que l’on ne craignait rien question MST, le fait de nous protéger contre une grossesse non désirée reposait donc sur moi et ma petite pilule. Choix que je regrette aujourd’hui.

Je me suis débarrassée de l’homme en question. Et à présent, la lecture de cet ouvrage de Sabrina Debusquat me donne encore plus envie de reprendre le contrôle de mon corps. J’espère seulement que le prochain homme croisant ma route sera plus intelligent et compréhensible par rapport à mon choix.

Pour ma part, je vais opter pour une méthode naturelle : La Symptothermie avec naturellement l’utilisation de la capote en complément.

2017-08-14-20.41.22-341x500Cette méthode d’observation de la glaire cervicale et du suivi de la courbe de température vient se joindre à mon désir d’une vie plus en rapport avec la nature, plus écologique. Elle me semble la plus adaptée pour me reconnecter avec mon corps dans son intégralité. Sans compter que je suis curieuse de voir si l’arrêt de la pilule va m’aider à dire adieu à certains effets secondaires qu’elle aurait pu entraîner chez moi (migraine, prise de poids, douleurs ovariennes, saignements, baisse de la libido et peut-être infertilité…).

Je vous invite vraiment à découvrir J’arrête la pilule qui fourmille d’informations. A noter qu’à la fin, l’auteur recense toutes les méthodes de contraception disponible à ce jour. Si jamais vous êtes frileuse à passer du tout ou rien comme l’auteur ou moi-même, il y a pas mal de solutions alternatives.

Alors n’ayez plus peur de dire Non à la pilule et oui au respect de votre corps.

J’arrête la pilule de Sabrina Debusquat
Disponible en librairies
Editions Les Liens qui Libèrent
287 pages / 19.5€

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