Au revoir là-haut !

Dupontel tient toujours une place particulière pour moi dans le paysage cinématographique français. Outre le fait qu’il soit un acteur qui ose, c’est aussi un cinéaste qui va toujours plus loin et qui n’est pas dupe du jeu des médias.

Je me souviendrais toujours du journaliste qu’il a envoyé bouler car ce dernier se permettait de parler de son film et de le critiquer sans l’avoir vu. En deux questions, Dupontel l’avait démasqué et mouché en direct.

En entendant parler d’Au revoir là-haut ma curiosité a rapidement été touché. Outre le fait que M. Dupontel est aux commandes, le fait que l’intrigue prenne place autour de la Première Guerre Mondiale a aussi joué. Je suis une adepte des films historiques.

Donc direction le cinéma avec ma petite Anne-So pour 2h de récit aussi fou et loufoque que puissant et émouvant.

J’en ai pris plein les yeux. L’une des premières scènes avec un travelling au travers des tranchées m’a mise immédiatement dans l’ambiance. Je suis restée scotchée à l’écran du début à la fin. Tout attire le regard : les décors, les costumes, les couleurs… Les masques portés par le personnage de Péricourt sont incroyable (mon coup de coeur va au premier qu’il se fabrique et une mention spéciale pour celui avec la moustache pivotante).

Au-delà d’un aspect technique incroyable (César en vu mes amis…), le scénario réserve aussi de belles surprises. Adapté du roman de Pierre Lemaitre (que je n’ai pas lu), il retrace le périple de deux anciens combattants qui décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Alors que le sujet pourrait être grave, Dupontel et Lemaitre y insuffle de la poésie mais aussi beaucoup d’humour.

Le tout est porté par un casting aux petits oignons. Même les petits rôles comme celui tenu par Michel Vuillermoz ou Kyan Khojandi sont remarquables. Niels Arestrup est poignant, Laurent Laffite surprenant et Nahuel Perez Biscayart incroyable. Le talent de Dupontel s’est de permettre à ses acteurs de sortir de leur zone de confort. Voir ainsi Lafitte ou Khojandi jouer les connards est un régal. Sans oublier l’impossibilité de ranger les personnages dans les cases. Ils ont tous leur subtilité et leurs différentes « couches ».

Au revoir là-haut est un film surprenant et rempli de poésie. Grinçant et touchant à la fois, il nous transporte dans cette sublime histoire d’amitié (voir d’amour platonique) entre deux hommes que la Guerre a liée à jamais.

Merci M. Dupontel pour ce voyage.

 

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