De l’importance de savourer les moments simples…

Depuis quelque temps, j’ai la sensation d’être prisonnière d’une vie qui n’est pas la mienne. Qui ne me correspond pas. Je me suis laissée étouffer par une relation toxique qui ne me correspondait pas. Je me suis laissée toucher par des gens nocifs, négatifs et jaloux. Je me suis laissée porter par un travail qui ne m’épanouis plus.

Bref, j’ai abandonné mon propre rôle dans ma vie. J’en suis devenue une simple spectatrice. J’ai renoncé à avoir la moindre emprise dessus et très honnêtement c’est arrivée sans que j’en prenne réellement conscience.

Aujourd’hui, cela ne cesse de me sauter aux yeux. Cependant, je ne parviens pas à m’échapper de l’emprise de cette spirale obscure. Sensation que l’ascension pour me retrouver et prendre à nouveau le contrôle de ma vie va être bien longue. Car à chaque fois que j’ai la conviction d’avoir gravi un échelon, quelqu’un tente de me scier le barreau sous mon pied pour me faire redescendre.

Je sais que je ne devrais pas faire attention à ces personnes nocives qui ont profité de la porte que je leur ai ouverte pour m’enfoncer un peu plus à chaque fois. Mais pour le moment, je ne parviens pas à être indifférente à tous leurs agissements.

Cependant, ce week-end a marqué une nouvelle victoire dans ma reconstruction. Cette semaine, une belle personne m’a dit que je devais « lâcher les chevaux », que je devais faire confiance à mon instinct, que j’arrête de réfléchir. Et effectivement, les meilleurs moments et souvenirs que j’ai de ce week-end sont ceux où je n’ai pas réfléchi, où je me suis autorisée à être moi. Résultat, j’ai fait de très belles rencontres (Sam, Yvon, Pat, Marie…), j’ai appris à connaître un peu plus certaines autres (Sylviane, Virgile, Jean-Luc…), j’ai dansé, j’ai bu, j’ai ri, j’ai mangé… Et j’en ai même oublié que les microbes étaient en train de prendre l’ascendant sur moi.

Bref, pendant deux jours, j’ai eu la sensation de me reconnecter avec ce qui est essentiel et ce qui me motive. Etre entourée de belles personnes, vivre des moments simples mais sous le signe du partage et me sentir à ma place.

Je crois que cela m’a aussi permis de réaliser à quel point je m’épanouis dans ce genre d’événements. Le contact avec le public, le fait de voir un projet au service des autres prendre vie, faire vivre un quartier, sa ville… Il ne me reste plus qu’à continuer sur cette impulsion et à trouver un moyen de faire cela au quotidien. Je veux devenir celle qui sommeille en moi. Celle qui hurle au fond de moi depuis si longtemps et que je refusais d’entendre, que je poussais au silence à tout prix.

Alors surtout merci à Cathou, Céline, Dame M, Zazou, ma partner in crime, les deux S et mes deux sœurs, 9 femmes magnifiques à l’intérieur comme à l’extérieur qui sont là pour me tendre la main quand on essaye de me tirer vers le bas.

Merci pour ces moments…

Merci de voir tout le potentiel en moi…

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