Direction les « Caraïbes » avec les Running Roses

C’est officiellement le premier dossard que l’on m’a offert et c’est cependant devenue ma 5ème course. La Parisienne, cela fait des années qu’elle me fait de l’oeil au vu de l’ambiance et de tout ce que j’avais entendu autour du parcours.

7km réservés aux femmes. 7km dans les rues de Paris sur un parcours digne d’une carte postale. Des goodies à droite et à gauche. De la musique sur le parcours pour nous booster jusqu’au bout.

21584443_970187569786922_300669933_oFranchement cela aurait pu être LA COURSE de l’année. Surtout que c’était la première sous les couleurs des Running Roses (la team que l’on a créé avec mes copines runneuses rencontrées 7 mois plus tôt sur La Grande Course grâce à Vital Mag) et que l’on était au taquet (comme toujours pour s’éclater). Rien que le trajet en métro est surréaliste avec toutes ces runneuses déguisées et surmotivées que l’on croise en chemin. Mention spéciale à la team Ooshop lookée jusqu’au chaussettes…
En prime, contrairement à ce que l’on craignait, la pluie nous a fichue paix. Et qu’en prime, avec Laura, on a battu notre record de vitesse. En dessous des 6 minutes par kilomètres. Chose que l’on a jamais fait en entraînement. Résultat, on a bouclé le tout en 40min et 59sec. Trop fière de nous. Et le kiffe de franchir cette ligne d’arrivée dans un sprint côte à côte.

La Parisienne ne sera cependant pas LA COURSE. Car pour un tarif allant de 45 à 55€ pour seulement 7km on s’attendait à une organisation au poil. Surtout après avoir reçu le fameux mail « je vous ai entendu » suite à toutes les problématiques déjà soulevées dans les précédentes éditions quant au départ.

21584388_10156561886847293_2130225286_oHeureusement pour nous, on avait pris l’option SAS Bleu. Soit un départ prévu entre 8h45 et 9h15. On nous demande donc d’arriver au village pour 8h. Mais vu que les portes n’ont pas ouvert avant 8h… Comment vous dire que on accède au village que 15 minutes plus tard… Résultat, on accélère la cadence pour poser les sacs à la consigne, se retrouver et passer aux toilettes. Echauffement prévu à 8h20… C’est à dire qu’à ce moment-là, je viens juste de passer un moment ubuesque avec un vigile qui m’a surprise en culotte (oui, je troquais le jean contre le short) planquée derrière les consignes… On favorise la queue pour les wc à la fin de l’échauffement qui ne sert pas à grand chose au vu de l’attente qui va suivre.

8h40, on se dirige enfin vers le SAS de départ. Pour cela, il faut traverser le Champ de Mars. Donc on a une bonne dizaine de minutes de marche avant d’entamer une longue séance alternant piétinement et attente. L’heure du départ approche et on n’a toujours pas dépassé la Tour Eiffel. Vu que le départ est au pied du Trocadéro, autant dire qu’on est pas rendu.

Enfin sur le pont. Il est 9h passé et on constate rapidement qu’il va encore falloir prendre notre mal en patience. Impossible de prendre le départ avant 9h15… La première vague n’est toujours pas partie. Et on doit bien être la 10ème de prévue… Sachant qu’entre chaque vague, il faut patienter 6 minutes… Alors on essaye de pas se les geler sur place. Le short et le t-shirt nous semblent bien léger et on en viendrait presque à regretter la chaleur de la Course des Princesses. Honnêtement, si on n’a pas toute un rhume après cela, c’est qu’on a un système immunitaire en béton armé.

21640432_970029739802705_117108697_oLe « Kevin » qui fait les micro-échauffements d’avant départ nous fait bien rire. Avec ces exercices qui demandent d’avoir un minimum d’espace autour de soi… Alors que le mot d’ordre est plutôt à l’ultra promiscuité et que mettre un pain à sa voisine ou lui sauter sur le pied ne serait pas du meilleur effet. Au moins, on se tient chaud (du moins on essaye..).
L’arche de départ est à portée de nous… Mais grosse désillusion quand on s’arrête à nouveau brusquement et qu’on comprend qu’on devra encore attendre.

Résultat, après de multiples « faux-départ » pour lancer notre montre… On peut enfin appuyer sur le bouton à presque 10h15… On n’ose imaginer à quelle heure va partir le dernier SAS…

Les muscles raidis par le froid, le premier kilomètre se fait en douceur. Surtout que c’est un immense bouchon qui se profile devant nous. On le passe à ralentir et à chercher la brèche pour prendre de la vitesse et pouvoir enfin courir à notre allure. Avec Laura on y parvient, mais on perd rapidement le reste des Running Roses coincées derrière d’autres runneuses ou marcheuses. Car là aussi, on est surprise et étonnée du nombre impressionnant de filles qui marchent du début à la fin de la course…

Sérieux ? C’est une course, mesdames ! Pas une marche… A l’image des organisateurs Reebok qui tentent d’en motiver certaines en leur annonçant qu’elles « seraient plus crédibles en courant un peu »…
Résultat, on passe 7km à slalomer, à se faufiler, à observer pour guetter le moindre espace qui nous permettra de courir avec aisance. Je ne me suis jamais autant excusée que sur cette course en doublant d’autres coureuses qui te font des queues de poissons en zigzaguant sans regarder, en s’arrêtant brusquement, ou en courant en groupe en formant un « mur » presque infranchissable. Pour un peu je me lançais dans du saute mouton… On sent bien que La Parisienne est une course que les filles font plus pour dire « j’y étais » et se prendre en selfie à chaque coin de rues que pour le plaisir de courir.

IMG_4413Enfin cela ne nous empêche pas de savourer chaque foulée sur ce parcours plutôt roulant et de rêve. Les Invalides, les quais de Seine, le Grand Palais, la Tour Eiffel, tout ça rien que pour nous. C’est quelque peu surréaliste et extrêmement magique de parcourir ses rues sans une voiture. Seul le bruit de nos pas sur le sol et les notes de musiques pour nous accompagner. Il faut reconnaître que l’ambiance sur le parcours est top. La foule qui nous encourage, les bénévoles qui motivent. Les groupes aussi divers que variés qui nous proposent des rythmes entêtants. C’est la première course que j’ai faite sans mon MP3 d’allumer. J’ai voulu profiter de chaque note, de chaque pas. Avec Laura, on saluait chaque musiciens. Un gros coup de cœur pour l’orchestre classique sur les quais. Et le tunnel transformé en boîte de nuit pour nous booster sur le dernier kilomètre….

Ces couacs, cette attente et ce prix quelque peu abusif… font que La Parisienne ne rentrera pas dans mes courses obligatoires à faire chaque année. Même si celle-ci est censée être pour une bonne cause : la recherche sur le cancer du sein via la Fondation pour la Recherche Médicale. Mais pour cela, mieux vaut faire l’Odysséa. Sachez que La Parisienne se contente de verser 30 000€ à l’association présente. Sachant que si on part du principe qu’on est 20 000 à courir à 45€ le dossard, elle amasse 900 000€ (et c’est un minimum vu que seuls les 5000 premiers dossards sont au tarif le plus bas)… Ok, il y a l’organisation. Mais de vous à moi, je préfère avoir moins de « goodies » et que les entreprises présentes et La Parisienne donne plus à la recherche tout en choisissant un prix de dossard plus accessible. Parce qu’en gros, 1.5€ par dossard de reversé à la recherche c’est un peu léger… Enfin je trouve. Même la demoiselle, représentant la Fondation sur le Village avec qui nous avons discuté, avait bien du mal à trouver des arguments pour défendre le montant du versement fait au vu de l’argent global engrangé…

IMG_4417Les dossards de courses deviennent un véritable budget à prévoir. Et entre dépenser 45€ pour 7 km ou 49€ pour le Semi FitBit de Paris (que je ferai en 2018), le choix est vite fait. Si je veux donner pour la Recherche, je passerai par d’autres voies.

Malgré cela, il faut saluer l’implication des bénévoles qui est toujours impressionnante sur ce type d’événements et l’organisation au top pour récupérer les dossards. Tout comme l’accueil que l’on a eu sur chaque stand du Village avec une mention particulière pour les oreillers géants du Petit Meunier et les filles de Go Pretty.

Résultats : 

Défi copines : La Team Running Roses arrivent 22ème sur 126 équipes
Scratch perso : 40min59sec – 2 951ème sur 20 579 coureuses

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