J’ai fait mon Odysséa

Une semaine après avoir affronté la Côte des Gardes du Paris-Versailles, me voici entourée des Running Roses pour un nouveau 10km en équipe qui marque ma première participation à l’Odysséa.

IMG_4491Cette course rose dédiée à la recherche sur le cancer du sein me faisait de l’oeil depuis mes débuts de runneuses. Il était donc normal que je prenne mon dossard pour y participer.

Après avoir récupéré le dossard le samedi en compagnie de Laura, Linda et Alice (suivi d’un très rapide tour au Village), il fallait encore préparer mon racepack pour le lendemain. Si on avait acté le port du collier à fleur et le t-shirt officiel de la course (celui de la team est gardé au chaud pour notre prochain défi), la météo me laissait perplexe quant au port du short… Et pourtant, j’ai cédé. #Teamshort jusqu’au bout (et merci à Amandine pour ne pas m’avoir laissé seule sur ce coup) !

Départ à 6h30 de la maison, à la fraîche, avec un jogging au dessus du short. Pas folle la bête. Et comme cela j’ai offert un sublime striptease à mes copines au milieu de la gare de Joinville-le-Pont. Bon pour le côté sexy du déshabillage, il y a encore du boulot par contre…

IMG_4495Avec Laura, Séverine et Camille, on arrive au village sur les coups de 8h15. On y retrouve Amandine, à qui je dois donner son dossard et t-shirt, et qui à son tour nous gratifie d’un petit striptease au milieu de la piste. On songe à se reconvertir en team naturiste de runneuses, plus simple pour se préparer… Peut-être un bon moyen d’attirer les sponsors aussi…

Direction les WC avant de devoir ressortir du village pour faire la queue aux consignes. Laura va pendant ce temps là récupérer sa soeur et son beau-frère qui seront avec nous pour le départ de ce 10km.

Pause photos pré-courses avant de se diriger vers le sas de départ. Dossard orange pour la majorité d’entre nous, on est donc dans la dernière vague de départ. Ce qui posera quelques problèmes sur le parcours et tout spécialement après le premier kilomètre. On écoute les conseils des habitués (Laura et sa famille) de la course. Serrer à gauche dans le sas pour avancer plus vite. Faire attention aux poteaux présents sur la piste et pas forcément bien visible.

IMG_4504Un peu plus de 10 minutes après le départ, notre sas peut démarrer, mais il nous faudra marcher pour atteindre la ligne de départ tant on est nombreux.

L’Odysséa n’est pas la course pour faire un chrono. Les gens sont là pour profiter et surtout pour la bonne cause. Battre une bonne fois pour toute ce maudit cancer du sein qui fait encore tant de ravage. Du coup, on relativise quand les kilomètres s’enchaînent en mode slalom.

Finalement, on aurait presque pu prévoir les chaussures de trails, tant le terrain est boueux et glissant par endroit. J’ai bien manqué de tomber à deux-trois reprises.

Si l’organisation est tout de même bien ficelé, il y a eu quelques couacs sur cette édition. La moindre consiste dans le positionnement du ravitaillement. S’il arrive à pic au 5ème kilomètres et que son contenu est parfait. Il est dommage qu’il soit placé à l’écart du tracé de la course. Résultat, on fait un détour dans de l’herbe bien boueuse et on est presque obligé de s’arrêter pour boire et grignoter un morceau. Au moins 30 secondes de perdus pour les plus rapides.

Mais le gros bug est arrivé quelques mètres après le premier kilomètre. Au moment de quitter la piste de l’hippodrome et de rentrer dans le parc. A la barrière, c’est plus qu’un goulot d’étranglement qui se profile, on est carrément obligé de s’arrêter. Et encore avec Camille, on est pas les plus à plaindre. On perd 1min30 sur notre chrono, Laura en aura perdu 4 et Amandine et Séverine au moins 6… Et tout cela parce que deux flaques d’eau nous attendaient au niveau de la grille. A priori les personnes présentent dans notre sas étaient soucieuses de ne pas se salir… Défilé de mode ou running, il faut choisir mesdames !

Certes on est pas à quelques minutes quand on court pour la bonne cause. Mais ça joue quand même : sur le moral, le tempo, le physique… Les résultats du scratch ne tenant pas en compte de cet arrêt forcé, ils sont donc biaisés. Heureusement que la montre Garmin de Camille s’est mise en pause et nous a permis de faire le point sur notre temps réel de course.

22171843_983525888453090_161672088_oMalgré le blocage de début de course, j’ai pu descendre en dessous d’une heure et c’est une grosse victoire pour moi. J’avais un peu peur après mon 16km de la semaine passée que les jambes ne soient pas au top.
Une fois la ligne d’arrivée passée en mode sprint, je me suis glissée derrière les barrières pour encourager les copines qui couraient encore. J’ai loupé Camille qui était juste derrière moi. On a pu voir Laura passer l’arche, mais nos voix ne portaient pas assez pour qu’elles nous entendent. On n’a pas vu passer Amandine et Séverine… Faut dire que le froid et le crachin commençaient à être gênant.

Quoiqu’il en soit, c’est une course que je referais pour la cause. 460 000€ ont été récoltés pour la Fondation Gustave Roussy et pour avancer dans cette lutte contre le cancer du sein. N’oubliez pas qu’octobre est le mois rose, alors si vous n’avez pas pu courir, vous pouvez toujours faire un don et montrer votre engagement autrement.

On aura évité la pluie qui a gentiment attendu que l’on arrive pour tomber. Les copines retrouvées, on retourne aux consignes pour une nouvelle pause striptease, sous les yeux ébahis des coureurs autour. Jogging et pull sur le dos, on quitte le village pour rentrer chez nous. On garde le brunch post-course pour le 20km de Paris prévu la semaine suivante.

Résultats : 
59min36 (et 58min06 si je retire la pause forcée).
1752ème sur 10725 coureurs
1017ème femme sur 7261

 

 

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