Paris en 20 km… et un an de running !

Et voilà, il est temps de souffler ma première bougie pour mes un an de running officiel avec les #RunningRoses.

Au programme, notre première course longue avec les 20km de Paris.

22323602_986732068132472_1268513329_oRendez-vous est pris pour le samedi matin afin de retirer notre dossard et visiter le village. Couronne de fleurs sur la tête, on débarque à 4 sur le village au pied de la Tour Eiffel. Après un changement de sas réussi haut la main, petite pause photo pour marquer le coup et en route à l’assaut du village.

A 11h, on fait une pause sophrologie sur le thème « Mobiliser tout votre potentiel pour performer » organisée par Médoucine. On réalise quelques exercices pour vider les tensions et visualiser notre course de demain. Une belle découverte qui nous met en confiance. On sort de la sereine. Merci à Aurélie Baquet et Véronique Lachenaud pour les conseils et l’accueil.

On poursuit notre route en tentant de ne pas craquer sur les t-shirts Diadora, un soutien-gorge Shock Absorber, la brassière Shapeheart (ainsi que son représentant charmant) ou encore sur la ceinture Flipbelt… Bref, la tentation est partout et sous toutes ses formes…

On passe même par le stand Running Heroes qui nous offre une petite bière (pour l’après course cela va de soi…)

22311837_986732051465807_496535325_oMais là où on craque sans scrupules c’est dans l’allée des courses à venir. Avec Amandine, on fait les stands un à un pour récupérer les infos et tenter de gagner des dossards pour l’Eco Trail (on fera le 30km c’est décidé), pour des semi ou marathons dans toute la France (ou presque). Quand je pense qu’il y a un an, les 5km me paraissaient insurmontables. Et là, on se prend à rêver week-end running, trail et marathon. Notre enthousiasme ne passe pas inaperçu, on croise même les speakers de la course qui nous invitent à les rejoindre demain quand on aura bouclé nos 20km pour échanger avec eux. Rendez-vous est pris !

Retour au bercail et repos. Après une bonne nuit de sommeil (même si le réveil très matinal des jours de courses pique un peu voir beaucoup) et un réveil en mode visualisation, je suis ultra motivée pour retrouver les copines. Sur le quai, je me fais remarquer en esquissant des pas de danse et quelques échauffements musculaires.

22345126_10213487180234671_20668535_oArrivée à Bir Hakeim, on est toute là à se préparer au milieu de gare. Couronne et dossard ELA (oui, car on court pour la bonne cause aussi) en place, quelques épaisseurs de vêtements en moins… Nous voilà prête à partir à l’assaut des consignes et des WC. Je découvre la magie des toilettes publiques qui nous évite de faire la queue avec les 30 000 coureurs du jour. Une petite bruine vient nous rafraîchir avant de nous diriger vers la Tour Eiffel.

10h45, on est dans notre sas, prête à partir. On remonte en marchant et dansant la rue jusqu’à la ligne de départ. On est la 19ème vague. Départ officiel à 11h. Notre objectif : Arriver au bout, peu importe le temps. On est là pour notre première course longue distance et on veut juste se faire plaisir. On se motive même à partir pas trop vite… Chose que l’on foire quelque peu avec Laura, vu qu’on est déjà à 6min20 sur le premier kilomètre et qu’on passe en dessous des 6min pour les kilomètres suivant. On se contente de trouver notre rythme, tout en profitant de l’effervescence de la course.

Le parcours est beau mais pas si roulant que cela. Bon après le Paris-Versailles, j’avoue que la « côte » menant vers l’Arc de Triomphe me semble bien dérisoire. La partie dans le bois de Boulogne permet de prendre de la vitesse avec ses nombreuses descentes et vu que l’on reste sur route pas de risque de glisser. Quoi que c’était sans compter sur le piège du ravitaillement. Si tout était prévu pour les bouteilles, rien ne l’était pour les quartiers d’orange. Laura manque de s’étaler en glissant sur les peaux d’oranges jeter sur le parcours. Entre l’eau et les déchets de fruits, les zones de ravitaillement deviennent des pataugeoires sucrées. Et surtout des zones à risques.

Quoi qu’il en soit, on ne zappe aucun ravitaillement et la bouteille d’eau prise sur moi dès le départ s’avère une très bonne idée. Tout comme la musique dans mes oreilles, car même si quelques animations sont présentes, il y a des zones mortes et avec les kilomètres qui s’enchaînent il est nécessaire d’avoir des petits plus pour se booster. Enfin, j’avais l’essentiel à mes côtés. J’avais Laura. Du 1er au 17ème km, on s’est pas lâchée. Soutien, attention, écoute et petites blagues pour aller au bout de cette course avec le sourire aux lèvres.

Le plus dure arrive effectivement après le 11ème kilomètre. C’est au moment de retrouver les quais. Cette immense ligne droite qui nous promet la Tour Eiffel et finalement nous fait passer devant pour la retrouver beaucoup plus tard. Sans compter que l’on s’amuse à descendre et monter pour passer sous les ponts. Mais pourquoi y a-t-il autant de ponts à Paris ??? C’est un casse pattes. Et pour le coup, la dernière descente sur les quais ne me permettra pas de récupérer toutes mes jambes. La fatigue se fait de plus en plus ressentir dans les jambes. Je ne veux pas prendre de risque et je veux aller au bout, alors après un regard inquiet de Laura que je rassure, je la laisse filer devant et je réadapte mon rythme pour terminer cette course la tête haute.

22343944_987445414727804_1616253867_oChoix judicieux, vu que je parviens à accélérer de nouveau sur le dernier kilomètre. L’arche d’arrivée est enfin visible, même si les personnes nous encourageants ne se mettent pas d’accord sur la distance restant à parcourir. Un premier me vend du rêve en annonçant 200 mètres, mais en levant les yeux, je constate bien que ce n’est pas le cas. Le second qui nous crie « Plus que 500 mètres » est déjà plus crédible. Alors on y va. On lâche rien. On la passe cette putain d’arche. La tête haute, une sensation de fierté et de bien-être qui m’envahit et l’émotion qui me submerge en voyant Laura qui me cherche du regard juste après l’arrêt du chrono. On se tombe dans les bras. Trop heureuses de ce que l’on vient d’accomplir. Les larmes aux yeux pour moi.

On hallucine sur notre chrono. Notre premier 20km en moins de 2h. Un truc inimaginable pour nous qui avons réellement commencé à courir il y a environ un an. On reprend nos esprits en attendant les copines et si on rate Alice et son mari, on récupère Camille et Amandine. A leurs arrivées respectives, même émotion, même envie d’hurler, de se serrer dans les bras. On savoure notre défi brillamment relevé.

22343904_987445374727808_880828200_oEn se dirigeant vers l’ultime ravitaillement et les médailles, on croise la route de notre copain speaker qui nous interviewe et avec lequel on prend quelques photos souvenirs. On est ensuite interpellé pour passer un test anti-dopage. Faut croire que nos résultats les ont trop impressionnés (ou pas). On se prête au jeu, surtout que ça nous donne un accès « vip » aux wc. Bilan les #RunningRoses sont clean. Pas de dopé chez nous. On est des filles saines (du moins de corps, parce que question esprit…).

Retour au stade pour récupérer nos sacs et retrouver Alice et Bing. On fait le show en se déshabillant devant tout le monde. C’est qu’on a prévu un brunch ensuite donc se pointer en tenue de sport dégoulinante de sueur ça le fait pas trop. Je constate que le running me décomplexe pas mal. Je suis en brassière de sport, au milieu d’une pelouse, entourée de runneurs sans m’inquièter du regard des autres. Si je montre mes sous-vêtements à tout le monde, Laura expérimente, quant à elle, le fait de se changer en restant assise par terre. L’enfilage du legging devient un moment assez comique. Laura se transforme en anguille. Bon sa technique reste à perfectionner vu qu’elle se retrouve avec de l’herbe synthétique dans le legging.

Les bénévoles de ces 20km étaient tous au top. Le sourire aux lèvres, des mots d’encouragements en bouche et plein d’entrain.

On quitte le Champ de Mars, objectif « MAAAAAANNNGEEEER » ! Bon c’est pas gagné vu que les jambes semblent aux abonnées absentes. Pas grave, on lâche rien. Après tout la devise des #RunningRoses, c’est « Courir plus pour manger plus ». Mais on mange sainement, je vous rassure. Hors de question de faire une orgie fast food.

IMG_4534Et vu que je n’avais pas encore fait mon boulet, il a fallu que je foire mon ouverture de ma bouteille St Yorre dans le métro en transformant le tout en éruption aquatique… C’est mon voisin qui a été ravie.

De retour chez moi, après une journée riche en émotions et en bons moments, je réalise petit à petit ce que je viens d’accomplir. Le nouvel échelon que j’ai franchi. Je me répète, mais je suis fière de moi, de nous. Je suis sur un nuage avec les #RunningRoses. Tellement de projet et d’envie. La sensation que rien ne peut nous arrêter. Alors je vous donne rendez-vous pour notre prochaine aventure.

Mes résultats :

 20km en 01:58:16
Classement réel à l’arrivée 16870 sur 25235
Classement réel dans la catégorie 2047 sur 4360

4 commentaires sur “Paris en 20 km… et un an de running !

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