Paris puissance 10 avec les Running Roses !

Se lever pour aller récupérer les dossards après un after-work arrosé ? Check !

IMG_4563Bon le souci, c’est qu’avec les résidus d’alcool, mon âge avancée et la fatigue accumulée, je me suis traînée là-bas en mode loque. Espérons que dimanche le fait de retrouver Laura, Camille et Amandine me boostera pour être au top de ma forme.

Quoi qu’il en soit, pas de regret de faire un bref passage au village de ce 10km Paris Centre au vu de la taille et de la vie de ce-dernier. Les filles, j’ai cru me refaire le village de l’Odysséa pour le coup. Sauf que là on est au coeur de Paris et qu’il y a plein de beaux (et belles) gosses vêtues de noir pour représenter Nike et orienter/accueillir/renseigner les coureurs.

Laura, pas de Shape Heart à l’horizon… Je ronge mon frein et fais un rapide tour. Le flocage du t-shirt à 5€ pour le personnaliser ne me tente guère, vu qu’il reste limité dans ce que l’on peut faire. Alors je repars avec mon dossard et celui de Camille dans le sac et je rejoins une copine non runneuse (oui, je suis suffisamment ouverte d’esprit pour fréquenter des non-sportives… Je t’adore ma Zazou).

IMG_4579Le racepack est prêt, l’assiette de pâtes complètes m’attend, l’infusion infuse et je rêve déjà de mon lit… Y’a pas à dire, à 35 ans, on encaisse vraiment plus de la même manière…

Cocorico ! 6h le réveil sonne ! Plus en forme que la veille, ce qui me rassure pour la course qui va suivre. Tellement hâte de retrouver la team que je décolle de chez moi plus tôt que prévu. Par contre, je regrette rapidement d’avoir sorti le short immédiatement. C’est que ça caille ce matin !!!

Dans le RER, je m’installe aux côtés d’un membre de la Team AR Odéon. Et pour une fois, ce n’est pas moi qui me déshabille dans un lieu incongru. Le jeune homme troque le legging pour un short au milieu de la rame. Petit strip-tease du matin pré-course.

Après quelques péripéties pour se retrouver les unes et les autres (et pourtant on est que 4 à courir de la team) et une panne de réveil du côté de Camille, je peux enfin jouer mon rôle de dealeuse de barres céréales. J’ai fait le plein de la marque Nature Valley, notre coup de coeur sur le village de la Parisienne, pour les filles, car elles n’en ont pas trouvé dans leur ville.

IMG_4587Les filles se changent et vers 9h20, on commence à se diriger vers les consignes. Et là, petit couac d’organisation. C’est l’embouteillage. On nous demande de faire le tour… Malgré cela, la mission sac est réussie, reste à accomplir la mission WC primordiale avant de prendre le départ. On manque de se faire trucider par d’autres coureurs. Erreur d’inattention, on s’apprêtait à doubler toute la queue… MALHEUREUSES !!! On l’a échappé belle. Un conseil pour tous coureurs débutant dans le milieu des courses officielles. Ne jamais couper la queue des WC avant une course sous peine de voir de nombreux coureurs vous tomber dessus ou, plus fourbe, retenir votre numéro de dossard pour vous piéger sur le trajet…
Plus de peur que de mal, on s’excuse et on attend notre tour.

Direction le sas de départ. On prend un malin plaisir à rentrer dans celui des -50 minutes. On est bien consciente que faire un tel chrono n’est pas encore d’actualité, mais au moins on ne sera pas gêné pour démarrer et on pourra même se caler sur un bon rythme dès le départ. Camille ayant son repas de famille pour son anniversaire le midi même nous propose carrément de boucler la course en 45 minutes. Aucun défi de nous fait peur, mais là c’est nos jambes qui refusent catégoriquement de se lancer dans cette folie.

IMG_4588Petite pause photo, dont celle obligatoire des baskets. Pour l’occasion, un coureur aux chaussures très britanniques vient nous « photobomber ». En courant en équipe, on se fait toujours des « copains » avec les filles.

Je crois que nous vivons le départ le plus surréaliste depuis le début de nos courses. Si je n’ai d’yeux que pour Kevin Mayer qui parraine la course, les filles papotent ou filment l’ambiance du départ. On marche tranquillement jusqu’à réaliser que l’on se rapproche un peu beaucoup de l’arche. Pas de top départ pour notre sas ou alors on l’a pas entendu… On se retrouve à lancer nos montres en speed alors que nos pieds franchissent la ligne lançant le chrono de la puce du dossard.

On se met à courir sans vraiment réaliser que la course à débuter. Après un temps de latence, on réalise qu’on y est, l’Opéra Garnier nous tend les bras avec le soleil apparaissant au-dessus de lui et les jambes font le boulot.

Premier kilomètre en 5min50… Première fois que je suis en dessous des 6 minutes si rapidement. Apparemment ça nous réussit de partir dans un sas au-dessus de notre niveau officiel. Encore KO par son rhume, Amandine reste en arrière et tente de ne pas perdre un poumon. Elle fera la course au mental et chapeau bas à elle, car tenir 10km comme cela c’est vraiment pas évident.
Camille, Laura et moi continuons sur notre lancée. On passe en dessous de la barre des 5’30 dès le second kilomètre. Et au 3ème, c’est 5’10 qui s’affiche sur ma montre… WHAT ?!

IMG_4596Quand je pense que la veille avec Zazou, j’ai cru perdre mes jambes en marchant sur les quais… D’ailleurs sans le savoir, hier en nous baladant, j’ai fait le parcours de la course. Du coup, j’anticipe les difficultés éventuelles (comme les faux plats ou les quelques montées) et à visualiser les moments plus roulants ou descendants.

Si, Camille préfère ralentir l’allure passé le kilomètre 3, avec Laura, on garde le rythme. 4ème kilomètres et le port de la bouteille d’eau dans la main me déclenche une douleur dans les épaules et les cervicales. Je regrette de l’avoir prise, mais le doute sur la présence d’un ravitaillement et la chaleur me pousse à boire régulièrement.
Avec Laura, on connaît notre petit moment de fierté quand dans la foule on entend une voix d’homme crier « Allez les Running Roses » alors qu’on ne porte pas nos maillots officiels mais juste les couronnes.
C’est le début de la reconnaissance et du fan club baby !!!

Un peu après les 5km, un ravitaillement est finalement présent non loin du Louvre. Je prends le temps de choper deux quartiers d’orange, mais je regrette l’absence de morceaux de sucre plus facile à avaler et moins salissant… Je reprend ma cadence alors que Laura, mon petit lièvre, se laisse porter par ses jambes pour une nouvelle accélération. Je la laisse filer.

IMG_4589L’after work du vendredi et la fatigue de la semaine ne me permettent pas d’être en sur-régime à mi parcours. Je me surprend même de ma régularité tout au long de ces 10km. Je suis entre 5’50 et 5’10 suivant la route qui défile devant moi. Je fais attention à ne pas trop forcer dans le dernier long faux plat de la rue de Montmartre. Par contre, je profite de la descente pour essayer de retirer la douleur et tension toujours bien présente dans mes épaules et regagner un peu de peps dans les jambes.

Kilomètre 8, je repars de plus belle. Je sais que je suis au bout et que je peux le faire. Si j’ai perdu mon petit lièvre à la couronne de roses rouge dans la foule, je ne lâche rien. J’oublie la douleur en visualisant la ligne d’arrivée (merci la sophrologie). L’ambiance au sein des coureurs me donnent des ailes. Tout le monde s’encourage, se motive pour ne rien lâcher si près du but. Même dans la foule, les gens nous soutiennent. Dernier kilomètre les jambes sont bien là. J’arrive à repartir malgré le dernier faux plat et je me lance à l’assaut de ces derniers mètres la tête haute. Je sprinte sur la fin mais là je me confronte à un immense mur de coureurs sur la ligne d’arrivée.

IMG_4581Je perçois une brèche qui me permet de passer la ligne avant d’être brusquement stoppée dans mon élan. J’arrête ma montre, souffle quelques secondes et jette un oeil à mon chrono. Moins de 55 minutes. J’ai envie de crier de joie et une immense banane s’affiche sur mon visage.
Franchement, – 4 minutes par rapport à mon RP de l’Odysséa. C’est hallucinant pour moi. Surtout au vu de mon état de la veille et des 20km de Paris fait le dimanche d’avant…
Même l’immense bouchon pour accéder aux médailles et au dernier ravitaillement (qui est interminable) me passe au-dessus. Quelques minutes plus tard, je retrouve Laura qui a déchiré son chrono en passant en dessous des 53 minutes. Sa soeur et Nicolas, un ami (tout a fait charmant) de cette dernière qui est parti en élite, sont avec elle. On en profite pour échanger avec lui et recueillir ses conseils pour nos prochaines courses.

C’est décidé pour la course des Bacchantes, on ne prend pas d’eau sur nous et pas de musique dans les oreilles. On sera à fond dans la course.

En attendant, avec Amandine on s’offre un brunch healthy qui ouvre en beauté notre résolution à préparer le semi marathon de Boulogne plus sérieusement.

Dernière blague du jour. Le texto que l’on reçoit pour annoncer notre chrono officielle. Si Amandine (comme à chaque fois ne reçoit pas le sien), Camille, Laura et moi sommes rebaptisées Rodolphe, Jean-Philippe et Arnaud. A priori, on est trop balèze pour être des nanas.

Les Running Roses font une pause côté courses officielles pour mieux revenir le 11 novembre pour la bonne cause… et avec des moustaches.

Mes résultats : 

54min39
Catégorie Sénior Féminine : 971 sur 3290
Classement général : 6503 sur 11 466

 

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