Sacrée journée à Reims

Troisième destination de mon mois d’août ! J’ai opté pour la Cité des Sacres. L’une des villes la plus chargée en Histoire de notre pays. Entre les sacres des rois depuis Clovis (qui par la même occasion a fait de notre pays une terre chrétienne), le passage de Jeanne d’Arc, la Reddition de l’Allemagne, le champagne… Bref, il s’en est passé des choses à Reims et tout ça à une heure de la capitale.

De quoi titiller ma curiosité et me donner envie de sillonner ses rues pour toucher un peu de ce prestige historique.

Reims c’est à 45 minutes de TGV alors franchement pas d’excuse pour ne pas y faire un saut le temps d’une journée surtout quand la météo annonce un beau soleil et 29°C. Pour parfaire son bronzage en stimulant son cerveau, il n’y a pas mieux.

Arrivée à destination, je fais une halte au petit bureau de l’Office du Tourisme situé à la sortie de la gare. Plan de la ville en mains, je me lance dans un petit parcours pour découvrir le maximum de choses. J’ai neuf heures devant moi. Largement le temps de flâner et de me perdre dans les rues.

Chapelle Foujita
Chapelle Foujita

Je prend la promenade Jean-Louis Schneider pour remonter vers la Porte de Mars (qui est entièrement bâchée pour cause de rénovation), c’est donc le monument en hommage aux morts de la Seconde Guerre Mondiale qui se dévoile. Je sors du Centre Ville pour me diriger dans les hauteurs de Reims et découvrir la Chapelle Foujita. Une petite chapelle au milieu d’un petit jardin qui a la particularité de voir ses murs recouverts de fresques peinte par Foujita. Sublime, mais l’entrée est payante 3€ (qui donne aussi accès au Musée des Beaux Arts). Si j’avais prévu de faire cette visite, j’aurai pris un billet, mais au vu du temps, je n’envisage pas de m’enfermer pour le moment. Je jette donc un bref coup d’oeil et je reprends ma route. Entre temps, je m’accorde une halte par le musée de la Reddition qui est fermé mais qui rappelle que la Seconde Guerre Mondiale a officiellement pris fin ici. Passage devant les Halles du Boulingrin (classée monument historique) qui accueillent un marché les mercredis, vendredis et samedis matins… Le mystère du jour est que nous sommes mercredi. Il est 11h environ et les halles sont fermées. Aucun signe d’un marché quelconque…. Dommage, le peu que l’on peut voir au travers de la grille donne très envie de se promener dans ses allées.

Bibliothèque Carnegie
Bibliothèque Carnegie

Passage devant l’Hôtel de Ville (qui a beaucoup plus de cachet que celui de Massy, faut dire que c’est pas bien difficile), pour visiter une partie du Vieux Reims en évitant soigneusement la Cathédrale que je me garde pour la fin de journée. Du coup, j’enchaîne avec le majestueux Hôtel Le Vergeur (qui abrite un musée, mais qui est fermé au moment de mon passage), la Place du Forum (lieu piéton et très agréable), le Cryptoportique romain (fermée mais pour le coup j’y retournerai plus tard), et la bibliothèque Carnegie qui permet avec sa salle de recherche de confronter les nouvelles technologies et les anciennes méthodes de classification.

Basilique Sainte Clotilde
Basilique Sainte Clotilde

Je m’éloigne du Vieux Reims pour me rendre dans le quartier Saint Remi où se trouve la Basilique du même nom. C’est dans cette Basilique que Clovis s’est converti (et par la même occasion à converti le pays entier) à la religion chrétienne. Le cadre est sublime avec son parc et je ne résiste pas en faisant une petite pause sur l’un des bancs. A priori, le parc est le lieu de prédilection des travailleurs du quartier qui viennent déjeuner ici. Après un tour du parc et de la Basilique dont toutes les portes sont closes (décidément pour le moment je vois surtout les extérieurs), je descends en direction du quartier Saint Anne. L’occasion de traverser le canal de l’Aisne à la Marne pour découvrir plus bas la Basilique Saint Clotilde (édifiée en hommage à la femme de Clovis).

Parc Pierre Schneiter
Parc Pierre Schneiter

En traversant le pont de Fléchambault, j’ai repéré une longue promenade se nommant la Coulée Verte (et oui celle de la Banlieue Sud n’est pas unique) et représentant près de 58km faisant la jonction entre l’Aisne et la Marne. Je décide de l’emprunter un temps avant de remonter vers le Centre Ville. L’occasion de faire une nouvelle pause à l’ombre des arbres et en regardant des jeunes faisant de l’aviron (l’un des sports phares de la région). En longeant le canal, je peux apercevoir le Stade Auguste Delaune (les amateurs de foot seront de quoi je parle), la Halte Nautique ou encore le Centre des Congrès. Je quitte la promenade au niveau du boulevard Roederer pour remonter vers le Cirque, mais plutôt que d’observer un énième monument, je me laisse happer par le jardin de l’école d’Horticulture aussi connu sous le nom Parc Pierre Schneiter. Une pause nature bien agréable avant de regagner la ville via les Basses Promenades.

Cathédrale Notre-Dame
Cathédrale Notre-Dame – Vitraux de Chagall

Je bifurque sur la rue Jeanne d’Arc pour remonter vers la Fontaine Subé et profiter du quartier piéton de la ville. La fin de journée et le soleil font que le tout est bien fréquenté et l’ambiance estivale bas son plein. Petit tour par l’église Saint Jacques avant de me poser à l’Appart’ Thé situé entre le Musée des Beaux-Arts et la Cathédrale Notre-Dame. Pour 3,90€, je déguste un thé Taïwanais du nom de Dong Ding avec un petit chocolat Monbana. Une petite pause désaltérante bienvenue vu qu’il fait presque 30°C au soleil (heureusement qu’il y a du vent, cela rend le tout plus supportable). Hydratée, je reprends mon chemin pour passer enfin la porte de la Cathédrale. Et Wouaaaaaahhhh…. Je reste les yeux ronds et la bouche à demi-ouverte quelques instants tant le lieu en impose. On a vraiment la sensation de mettre un pied dans la grande Histoire de France en parcourant cette immense nef. Les vitraux (ceux de Chagall) sont très beaux et avec le soleil qui tape dessus cela leur donne encore plus de vie. Je regrette juste la présence à l’entrée d’une boutique souvenir. Ce capitalisme à tout va même dans les lieux de cultes me dérangent vraiment. Je trouve que ça retire une sérieuse part de sacré à tout cela. Tout comme le fait de devoir payer 1,5€ pour éclairer durant 4 minutes une certaine zone de l’église. J’en fais le tour plusieurs fois histoire de m’imprégner de l’ambiance de ces vieilles pierres.

Cryptoportique
Cryptoportique

A côté, se trouve le Palais du Tau qui garde une partie des reliques de la Cathédrale. Je suis juste entrée dans la cours pour prendre quelques clichés au vu de l’heure pas le temps de faire plus sachant que je n’ai pas encore réalisé mes achats souvenirs. Avant cela, je flâne un peu entre la Place Godinot, la Place Royale et retour au Cryptoportique pour le visiter (visite gratuite) et me rafraîchir un instant. La crypte est impressionnante et pour info le lieu accueille des concerts en été. Cadre fort sympathique qui doit donner pas mal de cachets à la musique s’y jouant.

Fossier
Fossier

Sur le chemin des quelques achats que je fais en guise de « souvenirs » de mon passage à Reims (et non je n’ai pas rapporté de champagne), je découvre la Place du Chapitre, le Palais de Justice ou encore La Maison des musiciens… Ce qui est génial à Reims, c’est que peu importe où vous laisser votre regard flâner, il y a toujours quelque chose à découvrir au détour d’une rue. Le plaisir de ne pas suivre un itinéraire planifié à l’avance, de sortir du cadre en me laissant porter par ma curiosité. Je passe ensuite la porte de la boutique rose de Fossier pour y acheter un sachet de croquignoles à la framboise et chocolat ainsi qu’un paquet de sablé champenois nappé au chocolat (biscuits aux amandes et champagne). Un conseil, même si vous trouvez ces gâteaux dans d’autres boutiques en ville (comme le Relay de la gare SNCF par exemple), achetez-les chez Fossier. J’ai déboursé 7.6€ pour les deux paquets alors que le Relay proposait la même chose pour 14€…. Je n’ai pas pris le célèbre biscuit rose de Reims vu que je le connaissais déjà. J’ai eu envie de découvrir autre chose. Je passe ensuite la porte du Meilleur Ouvrier de France, Pascal Caffet, chocolatier et pâtissier. Je suis sortie de là plus raisonnable que jamais avec une unique tablette de chocolat noir 100%. Les pralines réputées pour être probablement « les meilleurs du monde » me faisaient de l’œil, mais la plus petite boîte était à 30€ et donc hors de mon budget.

Je flâne encore quelques minutes du côté de la Place Drouet d’Erlon (piétonne) et du Square Colbert avant de monter dans le TGV me ramenant sur Paris.

Reims est vraiment une belle étape pour une journée hors de Paris et à moins de 2h de la capitale. Elle n’a certes pas le charme des petites villes de Normandie comme Lisieux ou Giverny, mais elle a beaucoup à offrir et ne manque pas d’en mettre plein les yeux. Sans compter qu’il semble y faire bon vivre, enfin surtout dans le Vieux Reims.

Ville de Reims : https://www.reims-tourisme.com/

La journée en chiffres :
18km de marche
2 boutiques « souvenirs »
5 lieux religieux
5 jardins/parcs

Bilan financier de la journée :
30€ aller/retour en TGV Prem’s
4.5€ sandwich
1.5€ torsade aux cranberries
7.60€ chez Fossier
3.90€ pause Thé
5.65€ tablette de chocolat Pascal Caffet

Soit un total de 53.15€ pour la journée

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